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D’une part, c’est dans cette plaine du Gourma que 2 importants troupeaux d’éléphants ont élu résidence et peuvent être observés par les touristes photographes amateurs ou les scientifiques.

 

D’autre part, Kissim présente une architecture remarquable puisque l’habitat, perché sur les éboulis et les ressauts rocheux est fait de pierres sèches et de banco et s’intègre parfaitement dans le paysage. Il permet aux habitants songhaïs ou dogons de s’abriter tout en surveillant les cultures.

En outre, des vestiges d’habitations Tellems, peuple s’abritant dans les falaises du pays dogon mais aussi dans celles du Gourma, servent aujourd’hui de lieux de culte et peuvent être découverts par des grimpeurs lors d’une escalade.

Cette région est fort appréciée par les alpinistes venant de nombreux pays, attirés par la beauté des aiguilles ou le contact avec les blocs de grès décelant des difficultés aussi intéressantes qu’éducatives.

 

Le Mont Hombori,

point phare de la biodiversité,

est l’une des dernières

zones sahéliennes vierges

de toute influence humaine.

 

Depuis 2003 plusieurs missions pluridisciplinaires de chercheurs maliens et suisses ont collecté des données très intéressantes sur ce site. Elles tendent à mettre en évidence par le biais d’enquêtes ethnobotaniques et zoologiques l’influence de l’homme sur son environnement.

L’une de ces missions a déjà mené, concomitamment à ces recherches, une étude géographique du tourisme qui amenait à penser qu’une exploitation touristique des lieux : trekking, escalade, VTT, était tout à fait envisageable si l’on préserve la partie sommitale du mont Hombori et si une démarche permanente conciliant aspects environnementaux et sociaux était effectuée.

Dans cette optique, la région de Kissim est donc tout à fait propice au développement d’un tourisme cynégétique, écologique et équitable.

Cette solution est d’autant plus intéressante que l’économie de toute la région étant fortement liée à la production alimentaire (céréales, bétail, poisson), la rareté des pluies et l’augmentation du prix du blé et du pétrole la mettent en danger et entraînent une paupérisation croissante de la population.

 

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